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extinction des feux

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    LAURENCE BURVENICH

    Mon amie, l'artiste peintre Laurence Burvenich est établie à la Réunion pour une année. Elle continue plus que jamais à peindre. Voici quelques-unes de ses dernières œuvres. Il s'agit de magnifiques nus féminins réalisés en atelier, dessins marouflés sur bois, crauon graffite, brou de noix, huile sur bois avec application d'une seconde couche de glacis. Vous pouvez suivre les aventures picturales de Laurence Burvenich à partir de ce lien :

    http://aventurepicturale.skynetblogs.be/

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    Lettre ouverte à 

    L u a t y    B e i r a o

    artiste et prisonnier de conscience dans les prisons angolaises

    à mon amie, la chanteuse portugaise Rita Damasio et mon ami militant Michel Lefèvre

    a beirao 1.jpgJ'ai suivi de très près l'arrestation arbitraire, honteuse de 15 voix de la contestation pacifique contre l'ignoble tyrannie de Dos Santos en Angola. Ce sont des militants des Droits de l'Homme qui croupissent en prison, sont malmenés, brutalisés et frôlent, pour certains d'entre eux et après une longue grève de la faim, le bord du précipice. Mes pages facebook sont tapissées de liens, d'appels, de mouvements de colère relatifs à cette nouvelle injustice de la dictature angolaise. On se sent petit, impuissant devant de tels abus de pouvoir, on se sent perdu dans un monde que presque plus rien n'émeut ni ne mobilise. J'ai fait circuler la pétition, quand bien même la protestation de deux ou trois bonnes âmes qui garantissent la vanité de ces démarches. Mais lorsque tu sais que de l'odieux est en train de s'accomplir, lorsque tu sais que les droits de l'être sont délibérément foulés, reniés, lorsque tu es instruit et que tu te tais, tu es un misérable monstre. Sans me bercer d'illusions, j'ai d'autres objectifs. Alors, je prends cette cause formidable, écrasante, et, dans l'humble mesure de mes moyens, je tente de la faire apercevoir et entendre. Le cumul des bonnes volontés peut s'avérer irrépressible. Qu'on entende le malheur et la colère de ces êtres, qu'on vibre un peu à l'écoute de ce qu'ils clament, qu'on comprenne un peu dans quel danger ils sont engagés, qu'on leur apporte un peu d'appui, une voix, un instant de soutien ! Aujourd'hui, avec l'humilité et l'émotion dont je suis parfois capable, j'adresse une lettre ouverte à l'artiste Luaty Beirao qui dépasse les trente jours de grève de la faim et dont la vie est désormais mise en péril.

    Lettre ouverte à Luaty Beirao

    Tu es dans une prison dégueulasse, tu souffres depuis plus de trois mois. On t’y a jeté parce que ta parole, ta conscience  font peur. On t’y a jeté parce que tu refuses le silence et la soumission, parce que tu as choisi ton camp contre le camp des puissants, des tricheurs et des crapules. Tu vis, - parce que tu l’as décidé -, des heures très sombres, sur le bord même de l’abîme. Tu vis, - parce que tu es un homme entier, courageux, résolu – une grande souffrance qui met en péril ton existence.  En même temps, dans le même mouvement, tu jettes à la face de la dictature qui étrangle ton pays ton héroïsme superbe, ton refus obstiné de transiger, ton dégoût de cette injustice abominable. Tu fais paraître un visage humain, douloureux et noble devant l’un de ces sinistres potentats  accrochés au pouvoir comme un malade à son vice.

    Infect pouvoir transformé en affaire de famille : honte sur toi, Dos Santos, honte sur les tiens, sur ceux de ton engeance... et le temps viendra, c'est inéluctable, de ta destitution et de ta précipitation dans les chiottes de l'histoire où ta place est déjà réservée. Essaim de vautours puants, le temps viendra où l'on marchera sur vos carcasses déplumées et vidées.

    a beirao 2.jpgBeirao, tu te dresses devant celui qui crée pour sa satisfaction personnelle le désarroi de sa nation.  Tu contestes ouvertement le monstre, l’homme au trente milliards de dollars assis sur l’agonie terrible de son peuple. Tu protestes contre la corruption qui dévore et pourrit ton pays. Tu poses le violent reproche de ton visage amaigri devant ces bouffis et ces parvenus, ces sinistres  élus qui dansent joyeusement sur des cadavres et des dépotoirs habités. Tu n’es pas un homme de la conspiration, tu es un homme de la respiration, tu réclames de l’air libre, de l’air pur, de l’espoir, un changement radical de la réalité. Tu dis ton dégoût devant le saccage de ton pays. Tu dis bien haut ton écœurement devant la concussion, le tripotage du pouvoir, l’injustice, le mépris. Tu dis ta colère devant ce pied ignoble posé sur la nuque de ton peuple maintenu dans la boue et la misère. Tu fais ce qu’il faut faire devant une telle salauderie, tu fais ce que peu d’hommes osent faire, tu nous inspires du respect et de l’estime. Tu as raison, tes cris sont légitimes, ils sont les semences même de l’avenir : la jeunesse angolaise veut autre chose, autre chose que la faim, la détresse, la pénurie terrible, la misère, la menace, la prison. Tu fais connaître au monde le désir vital des tiens de sortir de l’ornière que le truand Dos Santos a creusé pour eux, pour les enfouir. Tu es peut-être l’annonciateur d’un séisme qui fera basculer le président de son trône, qui fera tomber tout son système en bas de son piédestal, qui causera le naufrage des privilèges et des tripotages, qui mettra fin à l’exploitation violente et aveugles des Angolais. Tu es le visage de l’espoir. Je te demande de te protéger, de te laisser une chance d’assister au naufrage de Dos Santos et de sa clique de sangsues. Je sais que ton pays est grièvement empoisonné par la corruption et l’injustice, je comprends à quel point la force des corrompus est ancrée dans le sol angolais et le pourrit, mais il se pourrait, Luaty Beirao, que ton visage annonce l’invention d’un remède à ce grand chancre qui ronge l’Angola. On me dira qu’il faut être idiot pour rêver d’air pur au pays de la peste, pour envisager un mieux au pays du pire. Je répondrai que oui, c’est vrai, l’ennemi est puissant, féroce, tenace, cruel, il n’a eu de cesse d’appauvrir et d’assujettir le peuple. Oui, le défi paraît surhumain, oui, la fosse est profonde, oui, le dégoût et le dépit sont des tentations légitimes, raisonnables. L’espoir est fragile, c’est un fétu, mais il a pour l’instant les traits de ton visage, Luaty Beirao. Je désire que tu passes à travers les mailles, que tu survives et que l’étoile que tu as levée dans le ciel de la protestation participe aux lendemains de la nuit angolaise que tu contribues à désinfecter. 

     

    Mon salut le plus respectueux et ma plus fervente estime. Honneur à toi qui ne manques pas ton rendez-vous avec le destin.

    Quelques liens relatifs à la détention de nos amis :

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/19/accuse-d-avoir-fomente-un-coup-d-etat-le-rappeur-angolais-luaty-beirao-poursuit-sa-greve-de-la-faim_4792660_3212.html
    https://www.facebook.com/luatybeirao/videos/502561916571933/?pnref=story
    http://www.bbc.com/afrique/region/2015/10/151017_angola-beirao
    http://www.euronews.com/2015/10/19/detained-angolan-rapper-blames-president-for-his-hunger-strike/
    https://www.facebook.com/denyslouis.colaux/posts/760006000792449?pnref=story

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    P R I O R I T É

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    L U A T Y  B E I R A O

    Défi ultime et périlleux

    Malgré ma volonté obstinée de persister à m'intéresser à tout ce qui fait le sel de la vie telle qu'elle m'apparaît, je suis désappointé, blessé, en rage. Mon amie Rita Damasio (qui est à la source d'infos concernant notre ami commun, m'apprend qu'à partir d'hier jeudi 22 octobre, notre gréviste de la faim Luaty Beirao, opposant pacifique angolais, est désormais en danger de mort. Lisez, manifestez-vous ! Affichez notre photo

    http://www.jeuneafrique.com/273375/societe/angola-luaty-beirao-alias-ikonoklasta-resistance-hip-hop/

    http://www.france24.com/fr/20151020-luaty-beirao-rappeur-angola-regime-dos-santos-prison-justice-democratie-justice

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    A N D R E A S   V A N P O U C K E

    Voilà une nouvelle volée d’œuvres faramineuses du maître anversois de la pointe sèche, mais aussi enseignant et illustre peintre, mon ami Andreas Vanpoucke. Je raffole de cet art si racé, si précis chez Vanpoucke, mené avec maîtrise, élégance, avec une si étonnante puissance expressive. Je ne me lasse pas de son travail. Tel que pratiqué par Vanpoucke, cet art a pour moi l'assise considérable, glorieuse des techniques anciennes portées à l'excellence et cette expressivité rare et étourdissante que permettent les accentuations, les atténuations, les dégagements, tout une gamme de nuances, le travail subtil ou vigoureux du trait chez Vanpoucke. C'est un chorégraphe du trait, il a une qualité de saisie époustouflante. Voilà, avec Vanpoucke, je suis en même temps dans le grimoire, l'encyclopédie lointaine et le présent immédiat. c'est ainsi que l'on se fait une place dans l'avenir : en créant le mariage heureux du passé et du présent, en étant le témoin inventif, original, magistral de plusieurs temps. Allez, je partage ces merveilles, je vous invite à la fête de l'encre, à l'élan des lignes, à la rencontre de la dextérité et du talent. Voilà des pointes sèches qui traversent nos vies, les éclairent, les réenchantent.

    P O R T R A I T S

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    L'actrice Sephora Heymann

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    ¨L'écrivain allemand Heinrich Böll

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    La photographe argentine Sue Glenny

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    Mihriban Mimi Mihriban, une amie de l'artiste

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    Ni Oosha, une amie de l'artiste

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    Marleen De Waele, élève de l'artiste

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    L'artiste aux multiples talents Marc Larisa Verheughe

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    Portrait, écrit Andreas Vanpoucke, de mon ami l'écrivain Denys-Louis Colaux

     Je me demande parfois où Andreas trouve d'aussi beaux modèles !

    J e a n - C l a u d e    S a n c h e z

    Ici, une perle du photographe Jean-Claude Sanchez, un artiste que j'aime et avec qui j'ai beaucoup collaboré. Ici, cette délicate sublimité féminine à quoi une architecture artistement trouée de lumière fait écrin. Un bonheur de rencontrer une image de cette qualité et de cette superbe conception.

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    J a k u b    S c h i k a n e d e r

    Je ne le connaissais pas, c'est un artiste praguois né en 1855. Peintre, musicien passionné par l'harmonium, acteur, enseignant, il se signale par des créations profondes, tristes et mélancoliques. C'est l'artiste capable de rendre les lumières falotes, les lueurs, les ruelles étroites et sombres de Prague, les scènes tragiques. L'oeuvre qui suit m'a littéralement saisi. Elle s'intitule Fille morte.

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    U n e   l u m i è r e    d a n s   J é r u s a l e m

    Presque deux minutes d'air pur pour cette manifestation où Arables et Israéliens manifestent ensemble pour la paix dans Jérusalem. Une embellie (le terme paraît tellement adéquat) dans l'étripage sans fin. 

    https://www.facebook.com/431256660252368/videos/1021637181214310/?pnref=story

    B E T I N A   L A   P L A N T E

    Mes lecteurs, mes visiteurs savent en quelle estime je tiens la belle photographe américaine, authentique spécialiste de l'autoportrait inédit, Betina La Plante. Les talents de la photographe sont multiples et j'ai tenté de les saluer tous.

    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/betina-la-plante/

    Ici, à nouveau, dans un cadrage inédit, la divine sauterelle, la sublime Betina rayonne sur un velours de nuit.

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    S A B I N E    D E L A H A U T

    Le graveur belge Sabine Delahaut compte parmi mes prédilections. Son art étrange, ses représentations masquées, énigmatiques, la qualité technique, poétique, onirique et légendaire de son oeuvre me transportent. Je tombe sur une de ses créations récentes et je m'en empare comme d'un trésor immatériel.

    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/sabine-delahaut/ 

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    P R I S K A    L O R A N E

    Je découvre cette artiste et sa captivante cosmogonie de visages hâlés d'or. Dans cette oeuvre où maîtrise et hasard combinent leurs élans, le charme, la grâce, la distance et l'hypnose dansent ensemble autour d'un feu de désir (est-ce lui qui projette ces clartés dorées) que semble tempérer un distance de paix. Les coulures, les glissées sont enrôlées comme caresses, larmes, incidents atmosphériques, suppléments d'âme, précieux appoints de vie. C'est une oeuvre qui vous entre dans l'oeil et y infuse, y délaie ses fluides astraux et sa poésie capricieuse. Oui, car il y a ici quelque chose des caprices de l'amour, quelque chose d'une tentation taquine. Trop amples, trop importantes, trop considérables pour être représentées dans leur intégrité physique, elles ne sont livrées que par détails, par éclats, par fragments, par scintillements. Comme une énigme révélée par indices. Le voile n'est levé que par petites aunes d'étoffe. Les femmes de Lorane ont des allures de divinités féminines, de mythes féminins, de présences-absences proches et lointaines. Ni ses forêts (sublimes, bleutées, ouvertes et fermées, enluminées de glissées d'or) ni ses visages (parties de visages, souvent) ne sont vrais, ils sont vraisemblables et exhaussés par une pellicule, un enduit de légende ou de mythe, de féerie. Luisance ou glacis ? De ce doute, l’attraction semble profiter encore. J'aime cette réinvention mélancolique et malicieuse du monde des nymphes multiraciales, des créatures édéniques. Femmes et saintes, créatures charnelles et présences sacrées, ce sont des astres du roulis, du flux et du reflux. C'est de cela, peut-être, qu'elles tirent leur pouvoir hallucinogène. Et les forêts, les futaies, les lieux de troncs hantés sont à l'aune des créatures conçues par Lorane. Osmose entre le bel et étrange endroit et la belle et étrange faune. Nous sommes dessous comme, par exemple, Leopardi, ému et séduit, allait sous la lune.  

    http://www.priskalorane.com/
    https://www.facebook.com/Priska-Lorane-597553427013512/

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    S y l v i e    L o b a t o

    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/archive/2015/09/16/sylvie-lobato-8500170.html

    Je reviens, comme ce sera souvent le cas dans l'avenir, sur l'artiste peintre française Sylvie Lobato qui vient de sortir dans la collection ARTE PRIMA de l'éditeur Jacques Flament un ouvrage intitulé Prélude de la mue. J'y reviens inlassablement, remué et mobilisé par le pouvoir d'attraction de cette singulière force expressive. 

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    O D I L O N    R E D O N

    Pour conclure cette livraison, un artiste que j'aime depuis toujours et dont je découvre une nouvelle oeuvre sur facebook.

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  • 11/02/15--04:52: Sylvia Plath
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    Miroir

    Je suis d’argent et exact. Je n’ai pas de préjugés.
    Tout ce que je vois je l’avale immédiatement,
    Tel quel, jamais voilé par l’amour ou l’aversion.
    Je ne suis pas cruel, sincère seulement —
    L’œil d’un petit dieu, à quatre coins.
    Le plus souvent je médite sur le mur d’en face.
    Il est rose, moucheté. Je l’ai regardé si longtemps
    Qu’il semble faire partie de mon cœur. Mais il frémit.
    Visages, obscurité nous séparent encore et encore.
     
    Maintenant je suis un lac. Une femme se penche au-dessus de moi,
    Sondant mon étendue pour y trouver ce qu’elle est vraiment.
    Puis elle se tourne vers ces menteuses, les chandelles ou la lune.
    Je vois son dos, et le réfléchis fidèlement.
    Elle me récompense avec des larmes et une agitation de mains.
    Je compte beaucoup pour elle. Elle va et vient.
    Chaque matin c’est son visage qui remplace l’obscurité.
    En moi elle a noyé une jeune fille, et en moi une vieille femme
    Se jette sur elle jour après jour, comme un horrible poisson.
     
    Traduction Valérie Rouzeau, dans Sylvia Plath, Œuvres, Quarto Gallimard, 2011

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    L A U R E N C E    B U R V E N I C H

    Tout son être, substances et essences, palpite dans son art. La peinture la dévore et la nourrit. Peindre, selon elle, c’est célébrer. La fièvre est avec elle.

    a lau a.JPGNée en 1973, Laurence Burvenich est une artiste peintre belge. Elle est aussi sculpteur, graveur, illustratrice, infographiste, photographe. Plus secrètement, presque intimement, elle est musicienne et chanteuse. Elle se signale à nous par une amoureuse curiosité du monde, un frisson dans le feu de ses couleurs, le bonheur frémissant de peindre, de tressaillir par la peinture. Spécialiste du nu et du mystère magique du nu, elle invente des nus habités de nudité, animés de nudité, des nus vrais, des nus vraisemblables qu’un verni d’âme accentue, des corps charnus et oints d’âme. Elle crée une chair spirituelle où la matière, l’impondérable, l’instant et la durée s’ajustent. Elle peint des paysages qui pensent et rêvent, flottent, tremblent, hurlent, dansent, lieux et arbres animés, envoûtés de vie, de tourments, des marines sauvages et sublimes comme les versions picturales d’une vie intérieure contemplative et sismique. Elle aime la mer sauvage, en furie, la mer qui bombent ses flots sombres et battus en neige, la mer écartelée et fastueuse et elle aime les longues baies paisibles aux tons chauds. Elle crée des dimensions où l’abstrait et le figuratif franchissent ensemble, l’un vers l’autre, les frontières qui les distinguent. C’est un être de la célébration par la couleur et la matière, elle se réalise toute entière dans l’impétuosité gestuelle, dans l’affrontement à la toile et dans le cisèlement délicat, la caresse, c’est une danseuse au pinceau, parfois, je l’ai regardée lorsqu’elle peignait, ses gestes chorégraphiques, ses gestes d’elfe mais aussi, ses brutalités de tailleur de pierre ou de tanneur de peau. C’est un être de l’enthousiasme, de la communion aux choses, de l’ouverture aux autres, c’est un artiste fervent qui sait, dans une union de plus en plus aboutie, de plus en plus délivrée de tout calcul,  accorder sa fièvre à ses qualités de maîtrise. Elle a trouvé, ce qui lui permet de livrer toutes ses virtualités, le lieu en elle où l’intellectuelle et la manuelle communient, cet état où la main peut rendre le subtil et l’intense de l’émotion et de la pensée. Avec le bagage de ses rouges, ses bruns, ses beiges, toutes ces chaleurs qui sont sa forge stable, sa vitesse de combustion, sa couleur existentielle, elle entre comme envoûtée, possédée et avide dans la magie des couleurs où elle investit tout ce qu’elle est : son odorat affûté et sensible, son sens raffiné et gourmand du toucher (manège de grain, de lisse, de pollen, de sillons et d’adjonction de matières inattendues), son goût de l’aventure, de la route, du large, des panoramas ouverts, sa citoyenneté mondiale, son infatigable attrait pour la texture humaine, ses inépuisables provisions d’ivresse, ses hallucinations et illuminations, sa réjouissante et exaltante savouration des choses. 

    Quelques œuvres toutes récentes, pas sèches encore

    FALAISES, MARINES, PLAINE DE SABLE

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    Deux œuvres en cours - scènes de vie

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  • 11/10/15--17:36: Jack Montgomery
  • JACK MONTGOMERY

    http://www.jackmontgomeryphotography.com/

    J'ai déjà évoqué le passionnant  travail de ce photographe américain. Je trouve, en consultant ses galeries, tant d'occasions de m’exalter que le désir de commenter et de faire découvrir son oeuvre s'empare à nouveau de moi. Fabuleux technicien, homme de l'immédiateté, metteur en scène, compositeur d'images, coloriste, dompteur de lumière, Montgomery invente et ressasse et invente. Fidèle à une formidable exigence de style, il surprend sans cesse, il rit, il vénère la grâce, il l'iicônise, il la picturalise, il cherche de l'éternel, du délicat, il  trouve des filons de tulle et de soie, il capte le faon dans l'adolescente, l'étincelle de cristal ou le début de menuet dans la nymphe, il recueille un bond dont il est sûrement le chorégraphe, il reconnaît Peter Pan dans un angelot. Montgomery s'enfonce ensuite dans le temps, au cimetière des sorcières, là où se devinent des fantômes et des hantises, des arbres dotés de pouvoirs, des clartés étranges. Cet organisateur, ce préparateur d'images peut aussi saisir à l'improviste, au débotté, avec une précision épatante. La seconde suffit à son œil expert. Les photographies de Montgomery ne se laissent pas épuiser en quelques regards. Elles réclament du temps, de la patience, de la subtilité et elles sont toujours, elles sont invariablement, en raison de leur magnétisme étrange et insistant, exaucées. Elles ont, les photographies de cet artiste, une facture presque classique, toujours une classe immense, un parfum d'art. Et parfois elles se moquent, font des farces. Comme Degas, Montgomery aime les ballerines, leurs poses, leurs déliés splendides, cet art qu'elles ont de mettre leurs mouvements au repos sans gommer en eux un indice d'élan. Montgomery sait disposer la femme dans l'espace, la sertir dans l'espace, la mettre en heureuse relation avec la lumière, il y a quelque chose d'un peu mystique là-dedans et il y a de l'adoration. J'ai découvert chez lui deux ou trois photographies d'un combat de boxe. Forcément, elles aussi valent la peine d'être vues et admirées. J'ai senti là un mélange de danse et de lourdeur, de musique et de forge et je me suis dit, bon sang !, il sait faire ça aussi. Il avait réussi, là aussi, un sacré tour avec la lumière. Un type qui a du talent peut sauter pas mal de barrières. Le talent est un passe-partout. Dans une foule, il va cueillir un regard différent, chargé de quelque chose, un charme, une électricité. C'est un vigilant. Son noir et blanc est habité, profond, historique et contemporain. Il menuise dans l'excellence, Jack Montgomery.

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    Tout lui est décor, il exploite les lieux, une palissade, une ligne, une porte à dorure, la croisée d'une fenêtre, un détail avec un génie rare, tout lui fait écrin. Un drap, un morceau de linge. Il alchimise la chose, elle prend une ampleur sublime, elle participe à l'oeuvre. Quand il y a une once de grâce, une pincée de pollen de grâce, il la recueille et la saupoudre en pleine lumière.  J'ai parlé de Degas. Mais quand on aime, on ne compte pas, il y a un peu de Diego Velázquez dans certains de ses portraits. Disons qu'il y a un savoir, une connaissance. Un amour de l'art dont sa photographie profite. Il y a dans l'humanité de Montgomery quelque chose qui me réjouit profondément : il regarde un être souvent comme s'il s'agissait d'une oeuvre d'art. Cette recette humaniste produit des miracles.  Bien sûr, c'est le lieu pour le dire, la bonne volonté ne suffit pas. Le talent est indispensable, et un œil, une sensibilité, un angle, une vibration. Dans une vraie photo, aussi immobile soit-elle, une vibration, un frisson sont perceptibles.  Les photos de Jack Montgomery sont sophistiquées aussi, précieuses, ciselées. Cette sophistication, c'est la courtoisie due à la grâce. Jack Montgomery est un virtuose par nécessité, par égard pour ce qu'il fixe, les belles, les elfes. Dans le visage d'une vieille Asiatique, il va cueillir une fleur de grâce. Il cherche la grâce comme le jazzman la blue note, il la trouve, évanescente, sublime. Sa quête est sans frontière, sans cloison, tirée par un cheval libre, altier, nourri aux quatre horizons. 

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    Les triptyques de Karine Burckel

    P A R I S    S A I G N E

    avec ceux que l'absence déchire

    Il y a du sang plein Paris. Je l'apprends, épouvanté. Je n'allais plus dans Paris. Attiré, pris dans mes bois, mes chemins, hélé par la fine aiguille de mes chevreuils, la flexion des cimes au vent. Mais il y a du sang plein Paris et je me sens touché, frappé en plein torse. Je porte la main vers mon torse et c'est douloureux au toucher. Et l'évier de mes beautés se vide, et mes mains sont rouges. J'aimerais que ce ne fût pas le cas, j'aimerais pouvoir détourner les yeux, fermer les yeux sur l'Angola, sur la Syrie, la Turquie, la mer alourdie de cadavres, que sais-je, tout ce monde que la violence troue, lacère ou ensevelit. Mais le sang douloureux de Paris et du monde m'appelle. Et, insignifiant, sans foi, je réponds à cet appel impérieux, impérieux comme la vie et la désespérance. Il y a du sang plein Paris et je réponds par le mal que cela me fait de savoir une femme couchée sur le flanc, au bord d'un trottoir, au plein mitan de Paris, je réponds par l'effroi que cela me cause de savoir que, dans la salle de concert, des corps perforés se chevauchent, inertes, des corps blessés, des corps indemnes s'entremêlent dans la terreur et le sang. Des âmes hurlent dans Paris et ce hurlement passe au-dessus de mes forêts et se pose dans mon jardin, sur la fenêtre de ma chambre. Et j'aime désespérément des inconnus, des disparus. Je vais retourner bientôt dans Paris, je vais retourner voir Paris, l'entendre, la humer, prendre son frisson, sa musique, son halètement de fièvre. Je me retournerai sur les gens dans la rue, je regarderai les gens dans la rue, précieux, indispensables passants, je regarderai passer les Parisiennes, les Irakiens, les Africaines, ce gros Amerlaud pesant, cette troupe de couillons en liesse, je regarderai, sapée d'un foulard, la Musulmane qui passe, cheveux au vent la belle Marocaine. Je regarderai, en tendant peut-être les mains vers sa braise, ce cœur chaud de la France, ce cœur multiple. Je regarderai avec l'avidité d'un orpailleur qui vient de récolter une étoile d'or liquide. Je regarderai comme on regarde un mont menacé d'effondrement, une toile magistrale dont le vernis s'écaille périlleusement. Je regarderai comme fasciné on voit, droit sur son perchoir, le phénix à qui on ne la fait pas. Je reviendrai voir ce bateau qui tient tête aux flots, au malheur. Je vais retourner dans Paris, bientôt, avec ma fille, lui montrer cette monstrueuse et sublime fleur de pierre, ce pays de vraie chair, ce jardin du monde qu'une terrible laque de sang vient de remettre au milieu du grain de poussière de ma vie.

    Les triptyques de Karine

    Maintenant, pour vivre, pour tenir, pour tremper d'un peu d'humanité sensible, pour apaiser d'une once de beau la blessure de mes yeux, je veux un peu de grâce. Je veux qu'un peu d'étrange m'assaille, saisisse mon attention. Je veux des diamants solubles, je veux de l'invention mêlée de vrai, de la légende si proche qu'on dirait du linge au fil, des êtres qui passent dans l'espace singulier du rêve. Je veux le savoir-faire, le savoir-vivre de l'art après toute cette crapulerie exorbitante. Je veux le génie, la neige étrange de cette féminité selon Karine. Je veux de cette paix qui fait sonner le pouls comme un tocsin de paix. Je veux la grâce devant l'ignoble, le baume du beau sur la plaie. Je veux le jazz de ces trinités profanes et chaudes comme un restant d'été celé en soi, bien profond et définitif, inaltérable. Je veux que l'on me rende le courage de croire en l'inaltérable. Je veux jeter l'affront du beau à la barbe de ces poux. Je veux le nom de la grotte, l'adresse de la crypte où les femmes réinventent l'oiseau bienfaisant, pacifique de la nudité. La colombe enfiévrée de la nudité. Je veux de cet alphabet de chair par quoi réapprendre à écrire, toucher, effleurer, par quoi revenir au mystère inépuisable de l'autre. Je veux la suspension, le cessez-le-feu, la plume d'après l'ouragan, l'imagier essentiel. Je veux ce jeu à nouveau de la volupté transcendante, légère comme un entêtant parfum, je veux à nouveau le théâtre  de ces habits nus qui réconcilient avec la vie.

    TROIS FOIS LA GRÂCE

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    L'oiseau de la nudité

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    Oui, vêtez pour que rien ne l'évente la vasque où vivent les idées, les songes, les poèmes et laissez au vent tout le pays de la sphinge, tous les lieux où monter et descendre, tous les endroits où sentir le présent sensible de la vie.

    Capuche et pays de la sphinge

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    Le temps est là aussi de redescendre en soi, en sa cave, de reparaître au frontispice de son propre roman fermé, de revenir à ses secrets, de se laisser hanter et infuser par eux. De s'asseoir en bas du gouffre. Le temps est venu de descendre s'interroger tout en bas, très profondément et dans la perspective d'une nouvelle brèche vers la lumière, d'un nouveau filon d'elle.

    Filon de lumière

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    LUTTEZ CONTRE LE TERRORISME, METTEZ DE L'ART DANS VOTRE VIE

    Luttez contre le terrorisme, lisez, écrivez, pensez, peignez, photographiez, sculptez, dansez, sortez, jouez et écoutez de la musique, allez au théâtre, au concert, au cinéma, tendez l'oreille au hurlement du monde, portez secours, vivez, riez, pleurez, tressaillez, offrez, mettez du beau, du libre, du spirituel, du fou, du décapant, du corrosif et la présence de l'autre dans votre vie. Mettez de l'art au centre de votre vie. Ouvrez la galerie de votre vie.

    Voici que j'en appelle à mes artistes favoris pour faire rempart avec leurs œuvres contre l'ignoble mais surtout pour faire toit et maison, foyer contre les violentes intempéries du vide et pour l'accueil des pèlerins de la grande curiosité. Ce lieu fait aussi tremplin et perchoir par-dessus l'ordinaire des choses.

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    Adlane Samet - Alain Adam -  Alain Gegout

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    William Wray - Philippe Bousseau

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    Victorine Follana - Sylvie Lobato - Laurence Burvenich

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    Stéphanie Chardon -  Annette Marx

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    Alain Laboile - Aurore Lephilipponnant

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    Betina La Plante - Sophie Herniou

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    Brett Walker -  Sophie Favre - Ca Mille

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    Savina Lombardo -  Sandro Baguet

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                    Chris Falaise - Sabrina Gruss

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    Christine Lentzou Selzer -  Corinne Héraud - Sabine Delahaut

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    Diane Paquin - Ruta Jusionyte

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    Dy Lay - Pat Dumez -  Edwige Blanchatte

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    Nadia Wicker - Elena Shumacher - Myrtille Henrion Picco

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    Elisabeth Gore - Moché Kohen - Mimia Lichani

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    Ellen Owen - Michal Lukasiewicz - Emmanuelle Simonet

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    Marie-Pierre Manecy -  Enrico Robusti

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    Marie-Odile Vallery - Francis Campiglia

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    Marie Palazzo - Frédérique Fenouil - Marie Nouri

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    Gesine Imhof - Marie Morel 

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    Irina Tihonova - Artefact Usw. -  Isabelle Vialle

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    Koen Pattyn - Isabercée Di-Puglia - Karine Krynicki 

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    Ja Ya Su - Karien Deroo

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    Alain Beauvois - Zsuzsa Freund

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    Catherine Amathéu - Witold Wyrwa - Andreas Reh

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    Andreas Vanpoucke - Vincent Descotils

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    Anne-Marie Cutolo - Véronique Mangin - Antoine Monmarché

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    Valérie Dumont-Sudre - Arto Pazat

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    Sylvie Cairon - Assunta Genovesio - Svetlana Kurmaz

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    Freddy Rapin - Sophie Thouvenin

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    Béatrice Fortin -  Béatrice Terra

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    Séverine Lehnard - Behnaz Houshmandi

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    Robert Varlez - Chantal Roux

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    Sandra Garanca - Carmen De Vos

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    Resa Rot - Christine Spierings - René Peccolo

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    Denitsa Toshirova - Jean-Claude Sanchez

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    Renaud Poillevé - Didier Goessens - Renata Vogl

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    Didier Hamey -  Pierre Leblanc

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    Elena Bovo -  Philomena Famulok

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    Emili Bermudez - Philippe Ollivier

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    Emilie Teillaud - Philippe Deutsch - Erka

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    Pavel Papardelle - Fabien Queloz - Paule Lagacé 

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    Francis Denis - Pascal Briba - Harald Calle

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    Olivier Leroy - Hélène Desplechin - Muriel Bompart

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    Moultozor Moult - Hélène Lagnieu - Michel Suppes

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    Isabelle Cochereau - Maud Dardenne

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    Jack Montgomery - Martial Rossignol

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    Marion Tivital - Marine Daubersies

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    Jean Kiboi -  Marie-Lou Chatel

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    Jérôme Delépine - Marie-Françoise Hachet de Salins

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    Jo Hubert - Maricarmen Villasana Carrillo - Marc von Martial

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    Joanna Flatau - Lucie Coulombe

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    Magdalena Lamri - Johanna Fassbender - Julienne Rose

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    Luc Peters - Juliette Lemontey

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    Linda Fry - Jyoti Sackett

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    Katia Poulin - Lena Kap

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    Priska Lorane - Diane meunier - Catherine réalland

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    LN After - Angélique Fragnier - Stéphane Wancquet

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    Patricia Eloy-Veltin - Emmanuel Gonnet 

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    Mansoureh Hosseini -  Vincent Lignereux

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    Pierre-Antoine Moix - Bernadette Leclercq

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    Sandrine Maia - Peter Frans

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    Lika Rusadze - Iryna Yermolova 

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    Pascal Renoux -  Thierry Mesquita

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    Souny Planes -  Raymond Berbiguier

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    Mélanie Duchaussoy - Sophie de Braekeleer 

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    Jean-Michel Uyttersprot - Elisabeth Bronitz


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    LAURENCE BURVENICH A L'OEUVRE

    Mon amie Laurence Burvenich m'envoie, de la Réunion, son dernier portrait en date. Une merveille vivante, allumée, éclairée de l'intérieur, une magnifique et poétique luciole humaine. Il s'agit du portrait de Sophie Jiang (60x60, temepra et huile sur bois). Très exalté, je n'ai rien de plus pressé que de partager cette oeuvre lumineuse et délicate. Voici une nouvelle perle dans la précieuse collection de l'artiste peintre belge. Délicatesse, beauté, fascinante concentration sur le cœur du visage, sur le triangle somptueux que font les yeux, le nez, la bouche. Géométrie vertigineuse qui fait danser ce triangle dans la rondeur du visage. Autour, un valse de couleurs avec des bleus enivrants. Passionnante fleur de féminité. Et, supplément de grâce, ce flouté soyeux, sensuel qui n'appartient qu'à elle.

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    Durant le vernissage de son exposition, l'artiste peintre Laurence Burvenich est immortalisée par la photographe française Marie-Pierre Manecy

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  • 11/28/15--03:05: Assunta Genovesio
  • ASSUNTA GENOVESIO

    Désormais, je cherche moins, je cherche encore, mais moins, j'ai fait des trouvailles et j'ai le goût de les entretenir, de les approfondir, mais plus encore, plus essentiellement, de vivre dans leur compagnie. Dans mes préférences, il y a cette peintre française sur l'oeuvre de qui je m'attarde souvent. Je note, dans le travail d'Assunta Genovesio, une particularité un peu vertigineuse : elle est capable, dans un étonnant effet de mimétisme, de créer une mise en évidence, capable de faire éclore, dans un bain chromatique uni, une fleur distincte, un joyau presque tranché, de valoriser un élément dans une atmosphère d'unité et de cohérence. Je suis de même, dans sa peinture, sensible à ce mariage abouti entre l'impétuosité (de vraies frappes au pinceau, des touches brutales et décidées, des applications franches) et une finesse, une habileté impressionnantes qui fondent à la fois une participation au lieu, une inscription du sujet dans l'âme du lieu et une présence singulière et remarquable. Cela me laisse sur une réconfortante et double impression d'appartenance et d'individualité, de moi harmonieusement présent au monde mais sans s'y dissoudre.

    Genovesio, c'est la noble et inventive poursuite de l'inépuisable impressionnisme féminin initié par des artistes considérables comme Morisot, Cassatt, Gonzalès ou Bracquemond. Genovesio est une héritière de ces pionnières, elle est dans la relève de ces glorieuses que l'histoire a longtemps et impardonnablement mises sous l'éteignoir. Pourtant, ces femmes perpétuaient l’essentiel dans leurs œuvres : l'enfance, les relations avec l'enfance, les gestes de la tendresse, la grâce, l'être, le rapport de l'être avec la lumière, le jardin, la réalité quotidienne traversée par l'art, le caractère et le tempérament, la traduction visuelle de la poésie, ... Si bien que, dans mon esprit, ce qualificatif de féminin appliqué à l'impressionnisme résonne comme un hommage et une distinction. Une réparation aussi.

    Genovesio se distingue aussi par un tempérament, une force, un caractère et une liberté d'approche. Et si elle existe de toute évidence dans une filiation, une haute filiation, elle est en même temps très éprise de cette liberté créatrice (elle n'est pas enfermée dans un système, on peut notamment l'observer dans la variété de ses jeux de couleurs) qui est une des recettes de son originalité artistique. Son tableau est davantage une atmosphère sertie dans un événement pictural : il s'agit moins pour l'artiste de représenter que d'exister dans les alchimies de son art, les effets de la lumière, le travail des couleurs avec des reliefs qui sont parfois d'un ordre expressionniste. Et pourtant, l'oeuvre a une profondeur humaine interpellante, une densité saisissante. Les autoportraits de l'artiste disent ces deux perspectives : ils sont des aventures picturales fondées sur les trésors de rencontres et d'invention entre le sombre, la couleur et la lumière et la forme et ils sont aussi des affirmations catégoriques, volontaires, incontestables de l'assomption orgueilleuse de la vocation artistique. Lorsqu'elle se peint, Genovesio peint intensément une femme qui s'affirme artiste. Et cette affirmation convainc et emporte l'enthousiaste adhésion du regardeur. 

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    Les Oléoduchesses (1/3)

    photographies : Philippe Deutsch - textes : Denys-Louis Colaux

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    Tu lèves dans la nuit

    un pâle soupçon d'aile

    je crois qu'un zeste de beauté

    épice

    ce qui est vain

    Une pensée

    se penche

    au balcon de ton front

    pour regarder s'éteindre

    tout en bas de ta vie

    les lucioles divines

    et les lanternes

    de la désespérance

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    Alors que ma vie glisse

    vers l'encrier noir de sa source

    alors que je progresse

    dans le métier de choir

    les lointaines amarres

    de tes gestes d'amour

    viennent cribler d'oiseaux

    les juchoirs de mes mots

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    Tant qu'un visage

    déposera

    à la fenêtre

    sous laquelle je passe

    ce remède à l'éternité

    je veux garder

    le goût d'aller

    et le désir de voir

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     Voilà ce que tu es

    un instant recueilli

    et cloué aux étoiles

    et quelquefois je me demande

    comment tu entreras

    dans l'aube

    Voilà ce que tu es

    une femme éclose la nuit

    à quelques lieues

    de la réalité

    et de ses dépotoirs

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     Tu es un siècle de lumière

    et tu promènes dans la cave

    où mes idées noires fleurissent

    le fauve paisible du feu

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    Vivre c'est admettre

    que tout équilibre

    est une invention

    de chaque seconde

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    Elle vit d'un élan

    entre l'extension de ses ailes

    et la force de ses épaules

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    Ce n'est rien   un miracle

    l'ébène d'une épiphanie

    et le disque du monde

    tourne sous un diamant noir

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    Hissée tout en haut de sa force

    elle dansait

    dans les voilures

    du chapiteau

    et les anneaux de son effort

    modelaient un corps de Vénus

    dans le lait dense des lumières

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    Bon   je m'approche de la mort

    à une allure de croisière

    ou ventre à terre

    et sans encore apercevoir

    que sais-je

    l'aérolithe du destin

    la fenêtre de l'hôpital

    ou le sentier dans la campagne

    devant quoi je soufflerai mon dernier cristal

    Tout en marchant

    je me souviens

    instant d'eau fraîche

    devant l'été

    de l'enfance de mes enfants

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    Et je rêve d'atteindre

    comme on atteint

    sous la chemise

    le doux bénitier d'un nombril 

    oui je rêve d'atteindre

    juste avant mes obsèques

    l'âge léger

    la saison d'or

    de mon humilité

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    Désormais chaque soir

    quelque part dans la marge de ma vie

    sur sa margelle

    à son aile ou à sa semelle

    je laisserai

    la trace d’un poème

    Quelqu’un plus tard

    mon fils mes filles

    le passager d’un vol vers l’avenir

    ou tout à l’heure

    lira ces quelques mots

    et le filigrane de vent

    qui les traverse à tout jamais

    Souffle soupir

    et un doigt de présence

    rien d’autre ne s’y trouve

    c’est tout ce que j’y voulais déposer

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    Je prends du recul

    et je regarde

    un instant de ma vie

    serti dans un poème

    Le poème n’a rien embelli

    il n’a pas allégé non plus

    il n’a pas magnifié les choses

    il a simplement traversé l’instant

    d’un clou de profondeur

    et de mort infinies

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    Malgré la pluie la rouille 

    la chute lente des copeaux

    l'absence définitive d'un axe

    je trouve toujours

    un soupçon d'or

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    Désormais je distingue un peu

    l'astre du vin

    dans le nœud de la vigne

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    Elle est passée

    comme l'eau bleue

    entre les planches de l'épave

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    Je reviens un instant

    au temps imaginaire

    où tout me semblait lisse

    et glisser comme l'aube

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    C'est grâce

    à son cœur de santal

    à ses profonds rideaux d'attente

    à la majesté de son pas

    que la nuit s'avoue féminine

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    Enfin moi j'avais repris une cigarette

    et lentement

    je soufflais par volutes

    mon poison bleu

    à la barbe des étoiles

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    Elle avait un air de poème

    quelque chose

    de plus préoccupé

    par le retentissement

    que par le son 

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    Garde peut-être

    dans ton bagage

    avec tes livres tes photos

    tes fragments d'âmes

    tes vêtements

    garde peut-être

    en prévision

    des passages de la famine

    une aune de désespérance 


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    Les Oléoduchesses (2/2)

    photographies : Philippe Deutsch - textes : Denys-Louis Colaux

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    Alors

    réfléchies les yeux clos

    les choses retrouvaient

    le sauvage des bêtes

    qui n'ont jamais vu de clôtures

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    Il me reste

    sous un fouillis de ronces

    derrière un haut mur de dégoût

    le rempart de quelques moineaux

    et l'amour des gestes de neige

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    Je vais

    éveillé à l'invraisemblable

    je danse par mont et par vase

    de jour en jour

    plus proche de la mort

    et laissant toujours impuni

    le meurtre de la vérité

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    Venez comme vous êtes

    en cheveu et parmi vos plumes

    et qu'un soupçon d'instinct

    dans le voyage au sein de votre livre

    vous serve de signet

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    Mettez un clown

    sous la trappe de votre tragédie

    et que pour renflouer

    votre trou de mémoire

    il souffle des essaims de bulles

    des élans de légendes

    et des oiseaux assis

    sur leur rêve d'apesanteur

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    Le divin est léger

    fragile évanescent

    lié à l'humain

    comme à la pluie

    le parfum de la fleur

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    Je n'ai pour vrai

    pour rêve

    que le nu de l'instant

    que ce qui est

    déposé aujourd'hui

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    Oh juste tinter bruire

    faire franchir la porte

    aux rumeurs de la vie

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    Mais

    les vies sans nerfs

    je veux dire les vies sans haine

    sans remous sans caresse

    et sans déséquilibre

    les vies absentes

    à la fièvre et à la colère

    à la désinvolture

    les vies déshabillées

    de toute chute

    et de toute fleur de pavot 

    oui les vies mesurées

    les vies dictées aux vies

    par le taureau d'arène

    de la morale des autres

    par le hongre de l'équilibre

    les vies tractées

    par le moteur puant de la raison

    passent sous mon balcon

    comme la nuit

    dans les rues de la ville

    près des poubelles

    quelques renards dénaturés

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    Et puis

    tout à la cime de l'étreinte

    et puis après voir lentement recueilli

    la fleur de sel

    à la bonde de son bassin

    je jouissais à son orée

    comme un Indien à qui

    on vient de restituer l'Amérique

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    Un instant

    son regard me revient

    comme à vau-l'aube

    comme entrevue

    parmi le linge tendu des bouleaux

    la flèche mimétique

    d'une licorne

    et le miracle tient

    une seconde

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    Moi

    puisqu'elle aimait

    se baigner dans l'eau de l'étang 

    je l'avais appelée

    Nénuphar 

    J'eusse préféré

    m'écrivit-elle

    le surnom d'Ophélie

    Je m'épris

    de ce passé deuxième forme

    et

    de ses épaules de naïade


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  • 12/08/15--11:25: Les Nabis
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    L E S    N A B I S

    http://www.grandpalais.fr/fr/article/les-nabis

    http://www.musee-mauricedenis.fr/les-collections/qui-sont-les-nabis/article/nabis

    http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Nabis/153546

    C'est vers 1888 que quelques jeunes peintres se donnèrent entre eux le nom de " Nabis " (en hébreu " prophètes "). Les Nabis représentent dans l'histoire de la peinture un groupe d'individualités disparates plutôt qu'un véritable programme esthétique commun. Une certaine conformité de ton, de style rapproche, à partir de 1889, pour une décennie, des peintres aussi différents que Vallotton et Bonnard, Ker Xavier Roussel et Maurice Denis, Maillol et Lacombe, ou Vuillard, Verkade et Sérusier.

    http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Nabis/153546 

    Les Nabis ne cherchent pas à refléter dans leurs œuvres une réalité observée. Pour eux, peindre c’est transposer la nature et donner un équivalent plastique et coloré à des sensations, émotions ou états d’âme. Au service de cet art symboliste, ils choisissent la synthèse et la stylisation des formes. Les couleurs subjectives qu’ils utilisent sont posées en aplats délimités par des cernes sombres. Leur production artistique se caractérise aussi par le sens du décor, par l’usage des arabesques et par une inspiration souvent japonisante.

    http://www.musee-mauricedenis.fr/les-collections/qui-sont-les-nabis/article/nabis

    Peintres du concret et du vivant, les impressionnistes n’avaient cependant pas abandonné l’aspect illusionniste de la nature. Les Nabis vont s’en éloigner en appliquant sur la toile l’équivalent coloré d’un arbre plutôt que la variation de ses couleurs. Ils vont simplifier et dynamiser leur palette.  Le mouvement nabi se forme à l’Académie Julian à Paris vers 1888. Centre de l’attraction, Paul Sérusier brille par sa culture et rassemble autour de lui tous les membres du groupe. Les élèves les plus doués de l’école, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Édouard Vuillard dans un premier temps, se regroupent autour de lui. Ils avaient l'habitude de se retrouver dans le petit restaurant L’Os à moelle, ou bien au sein des rédactions de revues telles que La Revue blanche et Le Mercure de France, mais aussi et principalement dans l’atelier de Paul Ranson qu’ils avaient rebaptisé Le Temple. Communiquant entre eux dans une langue particulière, incompréhensible aux non-initiés, ils s’octroyaient des surnoms ; Sérusier était le nabi à la barbe rutilante, Bonnard le nabi japonard, Denis le nabi aux belles icônes, Verkade le nabi obélisque, Vuillard le nabi zouave et enfin Vallotton, le nabi étranger. 

    http://www.felix-vallotton.com/#!les-nabis/c6cj

    Paul Sérusier

    Peintre français (1864-1927)

    Sérusier. Le Talisman (1888)

    Pierre Bonnard

    Peintre, graveur, illustrateur et sculpteur français (1867-1947)

    Maurice Denis

    Peintre français, décorateur, graveur, théoricien de l'art français (1870-1943)

    Édouard Vuillard

    Peintre français (1848-1940)

    Louis Anquetin

    Peintre, dessinateur et aquarelliste français (1861-1932) 

    Musée virtuel : Louis Anquetin

    Emile Bernard

    Peintre et écrivain français (1868-1941)

     Antoine Bourdelle

    Sculpteur français (1861-1929)

    Charles Fliger

    Peintre français (1863-1929)

    Paul Gauguin

    Peintre français, chef de file de l'Ecole de Pont-Aven, figure de proue de l'art français (1848-1903)  

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    Georges Lacombe

    Peintre et sculpteur français (1868-1916)

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    André Metthey

    Sculpteur et céramiste français (1871-1920)

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    Piet Mondrian

    Peintre néerlandais, pionnier de l'abstraction (1872-1944)

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     Paul-Elie Ranson

    Graveur et peintre français (1861-1909)

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    Odilon Redon

    Peintre et coloriste français. Génie. (1840-1916)

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     Ker-Xavier Roussel

    Peintre et auteur d'estampes français (1867-1944)

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    Armand Seguin

    Peintre, graveur, illustrateur français (1869-1903)

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     Félix Vallotton

    Peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, romancier et critique d'art français d'origine suisse (1865-1925). Merveille mystérieuse.

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    Théo Van Rysselberghe

    Peintre belge (1862-1926). Magie picturale.

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    Jan Verkade 

    Peintre et moine néerlandais (1868-1946)

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    Aristide Maillol

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    Mogens Ballin

    Peintre danois (1871-1914)

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    Jozsej Rippl-Ronaï

    Peintre hongrois (1861-1927). Ses portraits de femmes me subjuguent.

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    n u m é r o    1 8

     Les petites terres de Camille Sabatier

    Étranges, attendrissantes, originales, bizarres les petites terres de Camille Sabatier ont une rusticité charmante, une pesanteur gracieuse. Ces petites fées singulières, sensuelles, d'une audace inédite et exquise, sont toutefois des conquérantes, on ne résiste pas à leur imparable ensorcellement. En elles, la féminité et quelque chose de l'enfance fondent une alliance captivante. Une once de folie, un zeste de surréalisme, de délicieuses volutes de liberté peaufinent le magnétisme de ces créatures inhabituelles.

    Terres en attente mais souriantes, 2012

    Terre tendre, souriante, été 2013

    Terre, début 2013

    Terre, EnVol

     She shines as she laughs (elle resplendit comme elle rit) - terre cuite, 25 cm, 2013

    Terre, 2013-2014, 25 cm

    Life. Nouvelle terre

    Un progrès considérable au Bénin

    http://zinc.mondediplo.net/sites/45207

    Le Bénin décrète l'enseignement gratuit pour les filles de la primaire au lycée. Ceci devrait permettre aux filles de s'instruire et de s'émanciper. C'est une impulsion importante.

    F R A N Ç O I S E   E L O Y

    L a   G r a c i e u s e

    http://www.lavenir.net/cnt/dmf20151220_00753656

    http://www.quefaire.be/-je-vous-trouve-tres-beaux-654027.shtml

    a f 12.jpg(Ci-contre, l'artiste, à l'avant-plan et au centre) Je découvre cette artiste belge née en 1974. Pratiquement autodidacte, elle a, à l'adolescence, furtivement fréquenté les Beaux-Arts sans y trouver ce qu'elle espérait. Dessiner, chez elle, doit appartenir à l'ordre de l'intime, de la solitude. Mais son appétit pour l'art excède de loin cette déception passagère. Elle persiste. Elle regarde les artistes, contemple leurs œuvres, essaie différentes techniques de dessin. Elle fait ses gammes d'autodidacte, elle cherche sa voie et peaufine sa manière, elle va son chemin initiatique. Aujourd'hui, elle dessine à nouveau, elle est essentiellement portraitiste (elle peint aussi de beaux paysages, des animaux splendides, des orées de forêt) et expose dans le charmant village namurois de Crupet, en Belgique (à l'Office du tourisme jusqu'au 3 janvier, Je vous trouve très beaux). Il y a de la grâce dans ses compositions, une fluidité aboutie, une belle maîtrise, une élégance sobre, une féminité séduisante, une tendresse touchante. Le travail est d'une grande subtilité, d'une manière fine et précieuse, il dégage une impression de paix, de délicatesse, de poésie, d'humanité sensible. Les noirs feutrés et souples de son dessin confèrent aux œuvres une sorte de fragilité qui intensifient l'impression de présence. On perçoit encore, et c'est toujours un don exquis, comme déposé en filigrane dans chaque oeuvre, le contagieux bonheur qu'éprouve l'artiste à s'exprimer par le dessin.

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  • 12/22/15--04:59: Les CDPP n° 19
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    n u m é r o    1 9

    C A T H E R I N E    M A I N G U Y

    http://www.catherine-mainguy.fr/

    a cm 10.jpgCatherine Mainguy est à la fois artiste peintre et galeriste (Galerie C. Mainguy - Lyon, France). Dans son espace, je trouve ces éléments "explicatifs" sur son travail.

    Catherine Mainguy envisage son travail pictural comme l’expression de l’univers des possibles et des notions de “transition”, de “passage”; naviguant à la limite du tangible, aux frontières de la réalité de notre quotidien et du niveau de conscience de l’Homme. Son travail récent met en scène des sujets conservant volontairement l’anonymat de la fugacité environnante, au sein d’étranges atmosphères urbaines.

    C’est une forme d’effacement, de présence dans l’absence, de rapidité de l’instant, qui prédomine; une sorte d’esthétique de la disparition. 

    Une oeuvre existentielle

    Ce qui nous retient chez cette artiste revêt une double forme. D'abord, nous aimons son étrange et puissante aventure picturale, ensuite nous accordons le plus grand crédit aux artistes que sa galerie promeut. 

    Sa peinture donne à voir l'évanescence, des instants de disparition en cours, des êtres qui, dans une foule, dans une déambulation, dans un flux, commencent à s'absenter. Mais ces débuts d'absence ont aussi lieu dans une surpicturalisation, dans une sorte d'intensification des coups de pinceaux et des tons sombres. Les visages s'estompent, les présences s’évanouissent très lentement, les êtres, à l'unisson des coulées qui traversent les œuvres, glissent vers une sorte d'évaporation sans cri, sans appel, dans une surprenante métaphore du destin. L'ordinaire et le fantastique, l'étrange et le commun - à l'écart de toute morbidité -, marchent d'un même pas pratiquement ordinaire, quotidien. L"oeuvre à aussi quelque chose d'une réflexion sur l'érosion de l'être dans la foule, dans la banalité des rues, dans l'indifférence de la ville., d'une contagion de l'anonymat sur l'anonymat. L'oeuvre, comme un appel à voir et à penser au-delà de l'apparence, ouvre un vertigineux faisceau d'interrogations existentielles. 

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     Quelques artistes de la galerie

    E R I C    L A C O M B E

     http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/eric-lacombe/

    Peintre, graphiste, plasticien lyonnais

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    F L O R I A N    E Y M A N N 

    http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/flo-eymann/

    Peintre, vit et travaille près d'Orléans

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    V I N C E N T    T A V E R N I E R

    http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/vincent-tavernier/

    Artiste graveur, vit à Marseille

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     C O R I N N E    H E R A U D

    Corinne Héraud est une remarquable artiste photographe française que j'apprécie, que je soutiens et que je cherche à promouvoir depuis longtemps.

    http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/corinne-heraud/

    http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/corinne-heraud/

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    N I C O L A S    F A V R E

    Artiste peintre, vit à Sainte-Savine (Troyes)

    http://www.nicolasfavre.com/

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    F R E D    C A L M E T S

    http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/fred-calmets/

    Peintre, vit à Poitiers

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    B E N E D I C T E    D U S S E R E

    http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/benedicte-dussere/

    Peintre, vit à Colmart

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  • 12/24/15--02:46: René Peccolo (2)
  • R e n é    P e c c o l o

    http://www.renepeccolo.fr/

    https://www.facebook.com/profile.php?id=100010983393280

    J'ai, à nouveau, envie de recueillir des œuvres de Peccolo. Je viens d'en voir de nouvelles, elles me saisissent, elles s'emparent de moi, elles m'émeuvent puissamment. J'aime l'oeuvre de ce tragédien de la lune, de cet iconographe de la désespérance, de ce spéléologue de l'humilité, de ce vendangeur des apocalypses quotidiennes, des exodes domestiques. L'oeuvre parle, dans un langage crépusculaire, de la misère, de l'abandon, du désert existentiel, des saillies et des gouffres de l'existence. L"oeuvre parle, avec une ferveur rare, d'une condition humaine à laquelle la peinture n'est généralement pas attentive. L'oeuvre, lucide, entre sur la scène désertée de la solitude, de la désillusion. L'oeuvre dit, avec des bleus et des jaunes de désastre, avec des auréoles de sainteté profane aussi, le calvaire de l'être, ses remuements, la présence proche de la mort. et ce zeste de beauté irréductible. L'oeuvre n'est en rien un rejet, c'est l'affirmation catégorique d'une beauté étrange, menacée par le sinistre, minée par des imminences morbides, cernée de périls. Le fragile de l'existence nous est jeté comme un pavé à la gueule. Dans le temps du rutilant, du toc, de l'étincelant, de la verroterie et du glacé, Peccolo impose sa geste de l'obscur, de l'ombre. L'oeuvre met aussi, me semble-t-il, dans un raccourci vertigineux, le désir aux côtés de l'agonie, l'or et le désastre dans le même halo de lune et les mêmes bains opaques. Mais, ce qui m'attache le plus intimement à elle, c'est l'humanité nue, vibrante, tendre et implacable qui l'enveloppe, l'endurcit et l'élève. C'est ce sacré, peut-être exempt de religiosité, qui allume une lueur dans l'être. En m'avançant dans l'univers de Peccolo, je songeais à Goya, à la compassion bouleversante qui règne sur l'oeuvre de Kathe Kollwitz, à La Chanson des gueux de Richepin, à La Mère et l'enfant de Charles-Louis Philippe, au Petit Saint de Simenon. Mais je songeais aussi à Beckett, à la Marche nuptiale de Brassens. J'étais entraîné à penser, à m'ouvrir à l'émotion.

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    Ce que, s'il fallait croire, je croirais avoir été

    récit poétique inédit de DL Colaux en 50 textes et dix-sept épisodes

    A lire ici : http://denys-louiscolaux-imagier.skynetblogs.be/

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    Illustration de couverture : Laurence Burvenich


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    Sophie Barjac - Christine Pascal - Romy Schneider - Giulietta Masina- Hilary Swank

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    Maiwenn - Marina Foïs - Kristin Scott-Thomas - Christine Boisson - Agata Kulesza

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    Charlotte Gainsbourg - Glenda Jackson - Irène Jacob - Anna Magnani - Kate Winslet

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    Catherine Jacob - Marie Trintignant - Suzanne Flon - Kathy Bates - Muriel Combeau

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    Agata Trzebuchowska - Marina Vlady - Anna Thomson - Halle Berry - Agnès Jaoui

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    Judi Dench - Claudia Cardinale - Merryl Streep - Sofia Loren - Caroline Cellier

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    Catherine Frot - Elizabeth Montgomery - Jamie Lee Curtis - Sandrine Kiberlain - Amy Adams

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    Anita Ekberg - Maggie Smith - Magali Noel - Julie Depardieu - Marisa Tomasi

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    Ellen Burstyn - Louise Fletcher - Irène Papas - Mylène Demongeot

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    Mira Sorvino - Pam Grier - Liz Taylor - Anouk Aimée

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    Kerry Washington - Louise Brooks - Jacqueline Maillan - Maureen O'Hara - Bernadette Laffont

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    Gina Rowland - Sissi Spacek - Tsilla Chelton - Jessica Lange - Sylvie Joly

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    Chiara Mastroianni - Emmanuelle Devos - Sandrine Bonnaire - Vanessa Paradis

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    Ingrid Thulin - Marthe Keller - Tracy Camilla Johns - Reese Witherspoon

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    Sandra Milo - Naomi Watts - Scarlett Johnasson - Gunnel Lindblom

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    Cat Blanchett - Emmanuelle Seigner - Faye Dunaway - Julianne Moore - Anna Thomson

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    Barbara Steele - Valeria Bruni-Tedeschi - Anne Brochet - Anna Galiena - Fanny Ardant

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    Frances Mc Dormand - Helena Bonham Carter - Jacqueline Bisset - Marianne Sagebrecht - Mira Sorvino

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    Claude Jade - Myriam Mézières - Sarah Miles - Margaret Avery - Harriet Andersson

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    Natacha Régnier - Anouk Aimée -  Amy Ryan - Elodie Bouchez - Delle Bolton

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    Tsetsegee Byamba - Liv Ullmann - Marie Trintignant - Paulette Goddard - Suzanne Flon

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    Emilie Dequenne - Bridget Fonda - Brenda Blethyn - Marianne Jean-Baptiste - Laura Smet

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    Michelle Pfeiffer - Charlotte Rampling - Laura Dern - Emily Watson - Angela Bassett

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    Katrin Cartlidge - Andréa Ferréol - Christina Ricci - Annie Girardot - Aissa Maiga

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    Marisa Berenson - Sandrine Bonnaire - Simone Signoret - Yolande Moreau


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  • 01/09/16--03:02: John Atkinson Grimshaw
  • John AtkinsonGrimshaw

    Peintre anglais né à Leeds en 1836, mort en 1893. Voilà le poète de la lune, celui qui a merveilleusement rendu son halo, le magnétisme de sa présence, sa luisance étrange, ses semis de lueurs. Grimshaw saisit la magie crépusculaire avec une subtilité étourdissante. Ses jaunes lunaires, ses ombres allongées, complexes, tranchantes, ses éclairages formidablement nuancés, ses légers estompements, la prégnance, le charme poétique de ses atmosphères font de lui un poète pictural raffiné, grandiose mais regardé avec parfois un rien de suffisance par les obturés du vitrail, les pauvres épargnés de la sorcellerie lunaire. J'aime encore profondément ses sombres petits piétons de la nuit, veilleurs et amoureux de la lune, infimes passagers de minuit, silhouettes de khôl, cils noirs, minuscules et secrets devant l'immense œil des ténèbres. Il y a lent un lent et délicieux chavirement qui me piège à chaque fois. Il sait rendre aussi cette part émue, étrange, frémissante qui échappe au visible, cette part captive de la lumière feutrée, cette part qui éclot dans l'être, dans le jardin intérieur de celui qui s'aventure sous l'opale de la lune. Il jette la vanité de l'être, (non pas sa dignité ou sa grâce) dans la démesure du paysage, dans l'hallucinante présence des lumières fantomatiques. Son amitié pour la savante et grandiose calligraphie des arbres achève de me le rendre indispensable. Il sait, avec une légèreté peu ordinaire et séduisante, des secrets sur la hantise mêlée d'espérance, sur l'agrément de l'errance, les bonheurs de la contemplation.  

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